Kearney publie son propre test d’entraînement, et presque personne ne le lit
Kearney est l’un des rares cabinets à proposer sur son propre site une version d’entraînement téléchargeable de son test de recrutement. Ce document est un support d’entraînement officiel (publié vers 2021), et non une description du test tel qu’il se passe aujourd’hui, sur lequel Kearney ne publie aucun document distinct. Il reste la source la plus fiable dont on dispose sur le format, et il répond à plusieurs questions qui circulent sans réponse sur les forums.
Le test évalue les « analytical, quantitative, verbal and structuring skills that you would need when working as a consultant » (notre traduction : « compétences analytiques, quantitatives, verbales et de structuration dont vous auriez besoin en tant que consultant »). La version complète dure 60 minutes. Elle se compose de six sections, réparties en trois blocs :
- Quantitatif : calcul logique et questions sur des affirmations
- Verbal : compréhension logique de textes et compréhension écrite
- Études de cas : analyse de tableaux et analyse de graphiques
La règle de notation qui change votre façon d’aborder le test
Le test blanc de Kearney l’énonce clairement : cinq points par bonne réponse, un point retiré par mauvaise réponse, avec une seule bonne réponse par question. Il n’y a pas de points partiels, et répondre à une question plutôt que de la laisser vide ne rapporte rien en soi.
Cette seule règle devrait changer votre façon de répondre le jour J. Quand il reste deux options, tenter sa chance vaut encore la peine : vous avez 50 % de chances de tomber juste. Répondre à l’aveugle entre cinq options, non. Les candidats qui abordent le test comme un QCM classique et répondent à tout ont tendance à obtenir un score inférieur à ceux qui répondent à moins de questions, mais avec soin.
Kearney ne cite aucun prestataire de tests dans ses documents et ne publie ni seuil de réussite ni nombre de questions pour la version réelle ; il ne précise pas non plus si la calculatrice est autorisée. Ses deux tests blancs publiés comptent respectivement 40 et 19 questions, et tous deux sont présentés comme des exemples, non comme des répliques du test.
Les entretiens qui suivent
Chez Kearney, le recrutement passe par les équipes de chaque pays : la structure des tours varie donc d’une région à l’autre. Le bureau belge publie la version la plus détaillée : trois tours de deux entretiens chacun, d’abord avec un SBA ou un Associate, puis avec un Manager ou un Principal, enfin avec un Partner, le tout précédé d’une présélection sur CV et lettre de motivation. Les autres bureaux ne publient pas le nombre de tours : considérez ces six entretiens comme un format régional confirmé, et non comme une norme mondiale.
Kearney propose aussi « Road to Kearney », une série de webinaires et de newsletters destinée aux étudiants de premier cycle et aux candidats MBA, et publie des conseils sur le case interview rédigés par ses propres consultants.
Comment se préparer
Le test Kearney récompense trois compétences qui se travaillent bien : lire un tableau de données assez vite pour répondre sans le relire, calculer de tête sous la pression du chronomètre, et savoir quand passer une question. Commencez par le test blanc de Kearney, dans des conditions strictes (60 minutes chrono), corrigez-le avec le vrai barème +5 / −1 plutôt qu’en comptant les bonnes réponses, et repérez laquelle des six sections vous coûte du temps plutôt que de la précision. Ce sont deux problèmes différents, qui appellent des solutions différentes.
Sources officielles : Test blanc de recrutement de Kearney (PDF) · Les entretiens chez Kearney · Carrières en Belgique · À propos de Kearney